107-Amitié, vertu et surdouance

Récemment, j’ai vu un film policier allemand où dans le cadre d’une enquête, on avait demandé à une jeune femme ce que signifie pour elle l’amitié. Elle répondit « Vertrauen und Geborgenheit ». Vertrauen, c’est trust en anglais et confiance en français. Par contre, pour la traduction du mot Geborgenheit, c’est autre chose. Le Larousse traduit par sentiment de sécurité, le dictionnaire Internet Reverso par confort, sécurité, tranquillité. Mais je trouve qu’aucune traduction n’est vraiment bonne, voire plutôt fade à côté du mot Geborgenheit qui allie un sentiment de douceur, de tendresse, de protection, de rêve, d’aspiration en plus de tout ce que proposent les dictionnaires français.

Chez Wikipédia, « l’amitié est une inclination réciproque entre deux personnes n’appartenant pas à la même famille. » L’amitié peut, certes, exister entre frères et sœurs, mais elle est alors plutôt possible, non pas en raison des liens de sang, mais malgré eux.

« L’amitié serait en fait synonyme de la philanthropie grecque: l’inclination au vivre-ensemble. » Qu’avons-nous gardé aujourd’hui de cette belle définition? J’aurais tendance à dire rien du tout, vu que nous avons majoritairement l’inclination au vivre sans et contre les autres, plutôt qu’à vivre ensemble.

Wikipédia poursuit avec une description très simple de ce que représente l’amitié pour les gens d’aujourd’hui, une histoire d’intérêts, bien souvent commerciaux. « La relation d’amitié est aujourd’hui généralement définie comme une sympathie durable entre deux ou plusieurs personnes. Elle naîtrait notamment de la découverte d’affinités ou de points communs: plus les centres d’intérêts communs sont nombreux, plus l’amitié a de chances de devenir forte. Elle implique souvent un partage de valeurs morales communes. » C’est là où le bat blesse pour les hyperphrènes, zapars et autres surdoués: les gens n’ont plus de valeurs morales, ou du moins elles n’ont plus aucun sens pour eux. Alors, les surdoués, avec un esprit de justice très poussé, ne peuvent s’accommoder de telles amitiés misérables de bas intérêts.

Pour poursuivre avec l’encyclopédie populaire, une relation d’amitié peut prendre différentes formes: l’entraide, l’écoute réciproque, l’échange de conseils, le soutien, l’admiration pour l’autre, en passant par le partage de loisirs. Si je regarde mes contacts sociaux passés, cela marchait quand je me rangeais à eux, mais ils ne se rangeaient jamais à moi et ils avaient le culot de m’en faire le reproche, alors évidemment le contact social s’interrompait.

Le grand Aristote avait divisé l’amitié en trois groupes: a) l’amitié par plaisir (qui part des sentiments, donc du cœur), b) l’amitié par intérêt (sans doute la plus fréquente qui part du cerveau et donc du calcul de ce que l’amitié peut rapporter) et c) l’amitié des hommes/femmes de bien, semblables par la vertu (qui est au-dessus des deux autres par sa moralité).

Mon ami Aristote et moi, on est du même avis: la seule véritable amitié est l’amitié vertueuse. Comme lui, je la cherche depuis longtemps, mais ne l’ai pas encore trouvée, et je me demande si, lui, en son temps, avait pu connaître cette joie. On apprend qu’elle peut naître entre deux individus d’« égale vertu » selon le philosophe et se différencie de l’amour, parce que l’amour crée une dépendance entre les individus. Je suis aussi d’accord avec Aristote lorsque il dit que l’ami vertueux (« véritable ») est le seul ami qui permette à un homme/une femme de progresser car l’ami vertueux est en réalité le miroir dans lequel il est possible de se voir tel que l’on est. Là aussi, on voit que les surdoués ne peuvent avoir que des amitiés le plus souvent de qualité insuffisante, car ils se voient eux-mêmes tels qu’ils sont, mais sont obligés de porter un masque au contact avec les autres pour être acceptés. « Cette situation idéale permet alors aux amis de voir leur vertu progresser, leur donnant ainsi accès au bonheur. » Cette notion est la plus importante pour Aristote qui pose l’amitié véritable comme pré-requis indispensable pour accéder au bonheur. Qu’ils sont bêtes, les gens qui ne comprennent pas cela et qui regardent de haut les meurtriers par bas instincts ou par intérêts, alors qu’ils sont du même genre en cherchant leurs amis parmi les gens qui leur rapportent financièrement.

Et comme on parle depuis quelques décennies de l’égalité des droits entre femmes et hommes, il va de soi, que l’on peut aussi parler d’amitié entre homme et femme. Au XIIe siècle, on parlait même de l’amitié comme d’une voie vers la sagesse, bien sûr uniquement au niveau des intellectuels et non pas des serfs qui trimaient dans les champs et ne savaient ni lire, ni écrire, mais qu’est-ce qu’on est loin de la sagesse aujourd’hui!

Un philosophe occitan décédé du nom de René Nelli explique dans une forme de conjugaison au passé que « Les femmes ont longtemps aspiré à être « en amitié », en confiance, avec l’homme, parce qu’elles redoutaient de n’être pour lui qu’un objet sexuel (…). » J’ai l’impression que cela devrait se conjuguer au présent, car c’est encore le cas aujourd’hui, notamment chez les surdoués, dont la plupart, on le sait, ne sont pas mariés et/ou ne vivent pas en couple. Mais il faut reconnaître que c’est depuis que « la femme a recouvré son statut de personne égale que l’amitié peut se développer entre homme et femme, dans le milieu professionnel et aussi dans la sphère du privé. » Et c’est bien parce que je ne supporte pas la dépendance, la soumission que j’ai toujours refusé le mariage, mais jamais l’amitié vraie qui donne la paix et qui est un lourd trésor plus précieux que de l’or.

106-S’aimer, ça veut dire quoi?

Quand on s’intéresse un peu à la psychologie ou au développement personnel, on ne peut éviter d’entendre parler de s’aimer soi-même, c’est récurrent.

Dans son livre, Monique de Kermadec explique qu’elle a compris au travers d’une boutade que le mode d’emploi pour s’aimer soi-même manquait fortement et continuellement aux adultes surdoués et surtout à ceux en souffrance. Je suis une adulte surdouée et en souffrance, mais je ne semble pas avoir de problème pour m’aimer moi-même. A chaque fois que je lisais ce « il faut d’abord s’aimer soi-même », j’avais toujours pensé que je n’avais pas de problème à ce niveau, mais je n’aurais pas su expliquer ce que c’est ou alors j’aurais dû tâtonner pour trouver des explications.

Donc maintenant j’ai de quoi m’orienter. Monique et le psychologue Christophe André établissent trois piliers indispensables à l’amour-propre.

1. L’amour de soi: se respecter, écouter ses besoins et ses aspirations. J’ai un peu de mal à voir ce qui se cache sous le verbe se respecter, mais écouter mes besoins, je sais très bien le faire: quand j’ai envie de dormir à 14h parce que je baille et que je me sens fatiguée, alors je le fais, je me couche. Quand j’ai envie d’un mille-feuilles pour me récompenser d’avoir fait une chose, un effort qui m’aurait coûté de l’énergie ou que je n’aimais pas faire, voire même à la suite d’une envie subite sans effort, alors je vais chez le boulanger-pâtissier, même si la balance du matin a indiqué que je devrais plutôt économiser quelques centaines de calories, et je suis très déçue si ce n’est pas le jour du mille-feuilles à la boulangerie.
Il est vrai que là, vivre seule, a de nets avantages, tout comme de ne pas être sous le coup d’un chef qui voudrait me dominer.
Pour les aspirations, elles sont en lien direct avec mes projets, j’attends donc le million d’euros qui les financera!

2. La vision de soi: croire en sa capacité, se projeter dans l’avenir. Je crois que Bouddha aurait de gros problèmes avec cela, lui qui recommande de vivre dans le moment présent, ni dans le passé, ni dans le futur, pour la plénitude de l’esprit. Le bonheur et, dans le même ordre des choses, l’humilité, seraient, à mon sens, un peu le contraire de croire en sa capacité et qui rejoindrait plutôt une certaine ambition. Enfin, je crois que je suis assez bonne dans les deux parce que les capacités sont produites par le cerveau, il faut donc bien l’alimenter et quand on parle de projet, on est nécessairement projeté dans l’avenir. Par contre, je sais aussi bien profiter de l’instant présent par exemple quand je me glisse sous une couette avec une couverture bien douillette et que je me prépare à une longue sieste ou tout simplement à mourir… Je crois que c’était quelqu’un d’un peuple malgache qui disait que chez eux on considère la nuit comme une petite mort et chaque matin comme une renaissance. L’idée me plaisait bien.

3. La confiance en soi: agir sans crainte excessive du jugement d’autrui. Dans l’éducation protestante que j’ai eue dans les années 60 et 70, en plus par des personnes aux valeurs profondes en Bleu (Spirale Dynamique), j’ai bien sûr été élevée dans l’attention au jugement des autres. Beaucoup autour de moi en sont encore imprégnés aujourd’hui. Par contre, je pense que je m’en suis libérée au moment où je me suis délivrée de la soumission à un chef et où je suis entrée en profession libérale. Cela n’a plus changé depuis et j’en suis d’autant plus consciente que dès sa lecture, j’ai fait mienne cette fameuse phrase de Dr. Albert Schweitzer: « Tout le mal que vous dites de moi s’écoule le long de moi comme la pluie sur les plumes d’une oie. » Entre autres animaux, une oie était sont animal de compagnie au Gabon, il a donc eu tout loisir de l’observer.

105-Les mécanismes de défense du résilient

La résilience peut être comparée à rebondir ou se redresser. Lorsque j’ai vécu en Allemagne, j’ai fait connaissance avec le « Steh-auf-Männchen », le petit-bonhomme-qui-se-relève. Il avait le bas arrondi, sphérique, donc dès qu’il tombait parce qu’on lui avait posé une surcharge déséquilibrée sur la tête qui le faisait tomber, la charge tomba et il se relevait aussitôt. Il avait la résilience non seulement intégrée, mais en quelque sorte automatisée. C’est ce qu’il nous faudrait, à nous, les surdoué/e/s perdu/e/s.

« Pour rester propriétaire de soi ou le devenir, l’individu doit réunir trois vertus irremplaçables:

1) Être capable d’atténuer psychologiquement les effets paralysants du risque. J’ai l’impression que je n’ai pas cet effet paralysant sinon je n’aurais jamais pris tant de risques qui m’ont fait perdre tant de choses.

2) Savoir protéger les acquis de ses efforts antérieurs de façon à pouvoir restaurer ce qui a été sinistré de ses capacités d’entrepreneur. En écrivant cela, je pensais à mes années d’apprentissage de langues, des efforts importants pour certains, mais pas vraiment pour moi, car je suis douée pour les langues. J’ai le bonheur d’en parler plusieurs qui couvrent toute l’Europe occidentale, car c’est une de mes passions. Donc, comme le dit Prof. Dr. Gerald Hüther, quand on apprend quelque chose par passion, on apprend avec facilité, sans effort et nos cellules mentales restent jeunes. Par contre, si on ne pratique pas les langues, on a tendance à les oublier, donc je fais régulièrement l’effort ou disons plutôt, cela me plaît de parler en langues étrangères et je fredonne souvent des chansons brésiliennes, particulièrement une « O trem das Onze » pour celles ou ceux qui connaissent. Pour ce qui est de la capacité d’entrepreneur, je ne sais pas si on peut l’apprendre, je pencherais plutôt vers l’idée que c’est inné, on l’a ou on ne l’a pas. Mais peut-être est-ce aussi plutôt à voir dans le sens de agir. De toute manière, je suis dans les deux cas, agir et entreprendre, mais si j’ai un diable qui veut contrôler ma vie, je ne peux rien entreprendre de grand.

3) Avoir appris à renforcer ses responsabilités et la notion de ses responsabilités dans les événements et dans les actions en général. Ici on entre dans le domaine de la relation à l’autre. Et les points de vue vont diverger selon que l’on suive les règles de la loi du plus fort ou celles de la loi du plus faible. Je suis non seulement adepte de la seconde et je la pratique au quotidien. Il y a donc longtemps que j’ai accepté mes responsabilités qui sont en lien direct avec ma prise de risques. Mais comme tous mes contacts pratiquent la loi du plus fort qui est aussi celle de l’ego, nous n’arriverons sans doute pas à s’entendre sur la responsabilité dans les événements et les actions.

Monique de Kermadec poursuit: « L’ambition du développement qui est aussi une ambition de développement personnel, est le lieu d’une contradiction entre la nécessité de prendre des risques pour progresser et l’impossibilité de les assumer du fait d’une trop grande vulnérabilité – pauvreté et souffrance morale! C’est très exactement la situation de l’adulte surdoué, conscient des risques qu’il doit prendre pour entrer dans la sphère sociale dont il ne possède pas les caractéristiques générales et désarmé pour trouver une adaptation au stress et aux souffrances qu’il endure parce qu’il se sent incompris. » Je n’avais pas de problèmes avec la sphère sociale plus que les autres jusqu’à ce que je revienne en France en mai 2002 ou cela a baissé jusqu’à l’exclusion la plus totale. Et ayant une grande expérience de différentes situations de la vie passant du père incestueux ou du meurtrier dans les locaux de la gendarmerie au majordome et à la main de la soeur du roi d’Espagne qui s’intéressait à l’hippodrome de Mannheim, je sais m’adapter aux exigences des sphères sociales. C’est regrettable de n’avoir aucune chance de le montrer.

Pour Boris Cyrulnik, être résilient équivaut à avoir la capacité à réussir, à vivre et à se développer harmonieusement, de façon socialement compatible, en dépit du stress ou d’une adversité qui induisent normalement le risque grave d’une issue catastrophique – échec, dépression, suicide, marginalisation.

Quand on pense aux enfants résilients après un traumatisme du genre orphelins de deux parents, maltraités, abandonnés, violés, comment peuvent-ils s’en sortir? Que peuvent-ils faire pour être heureux quand même? Pourquoi doivent-ils tant souffrir? Intellectualiser serait une solution, ainsi que l’écriture du traumatisme. Cela tombe bien, ce sont mes spécialités, réfléchir et raconter, notamment sur ce blog ainsi que sur d’autres. Par contre, ce qui fait cruellement défaut chez moi, c’est « la main tendue » pour dépasser les épreuves, avoir à nouveau confiance en la vie, en l’autre, des étapes indispensables pour affronter la souffrance passée et se protéger de celles à venir. »

Assistance à la résilience

La résilience, c’est le thème phare de Boris Cyrulnik. Malheureusement, cette fois-ci le titre du livre ne va pas provoquer une envie de l’acheter, au contraire de ce qui m’est arrivé avec les livres sur la surdouance. La raison du refus est que je sais déjà de quoi traite le livre « Un merveilleux malheur », à savoir de la période nazie.

Durant mes dernières années en Allemagne où avait déjà commencé la solitude de la surdouée que je suis aujourd’hui, mais que je ne connaissais pas encore, je regardais beaucoup de films documentaires et bien sûr, j’ai vu et revu toutes les choses sur les nazis, de sorte que j’ai aujourd’hui une sorte de blocage face à ce sujet, je ne supporte plus d’en entendre parler. Récemment, je cherchais une image de Bouddha et je suis tombée sur une statue qui avait la croix gammée ou signe swastika d’origine sanskrite sur la poitrine, une image positive qui existait bien avant l’avènement de cette horrible période noire de notre histoire, mais le fait est que de nos jours, en Occident, on pense tout de suite à ce que vous savez. Je ne voulais donc pas de cette image pour mes besoins.

Dans son livre, Monique de Kermadec défend bien l’idée que je ressens également comme vrai que pour que le processus de résilience puisse se mettre en place harmonieusement, il faut un accompagnement particulier. Et ensuite, on lit: « Le clinicien doit centrer l’attention et le travail de réflexion du patient sur ses ressources. Il doit valoriser ses capacités et lui apprendre à trouver comment renforcer ses compétences. C’est à ce moment-là que vont surgir mes craintes, car comme d’habitude, cela ne va pas rater: une fois traductrice, toujours traductrice. Et j’ai horreur de cela, car aujourd’hui, je suis bien plus que traductrice, j’ai fait bien plus que traduire et traduire ne peut donc être qu’une toute petite partie de mes capacités et compétences.

Cette résilience assistée est donc ce après quoi je cours depuis des années qui se ressentent comme des siècles. D’après le livre, j’ai en moi tout ce qu’il faut pour m’affranchir de cette douleur psychique lancinante et en effet, ce qui me fait défaut, c’est le bon accompagnateur pour entamer le processus.

Monique raconte que les psys discutent beaucoup de résilience, les uns l’acceptant totalement et s’en réjouissant, les autres la rejettent totalement. C’est comme avec la médecine, il y a ceux qui évoluent et les éternels attardés. De manière générale, on a coutume d’associer la résilience avec de grands traumas qu’on a subis personnellement.

104-Le secret du surdoué

Récemment un nouveau petit livre sur la surdouance m’est tombé entre les mains. Il s’agit de celui de Raymonde Hazan: Le secret du surdoué où elle raconte entre autres des épisodes de sa vie de surdouée. Elle a fait imprimer en gras les phrases les plus importantes et je les ai recopiées ici:

  1. Un surdoué ne pose pas de questions, les réponses ne le satisfont pas, il a besoin constamment de chercher à comprendre par lui-même.
  2. Le surdoué fonctionne principalement par ses ressentis, son affect, son instinct, ses intuitions et ses émotions.
  3. Ainsi, le surdoué se dissimule dans son monde où depuis sa plus tendre enfance il a compris sans pouvoir le dire… qu’il est différent.
  4. Le surdoué va faire des efforts surhumains pour faire croire aux autres qu’il est semblable.
  5. Dans un groupe, le surdoué s’échappe vers ses rêves afin de supporter l’intégration de faux-semblants qu’il a mis en place.
  6. Le surdoué ne sait pas faire comme tout le monde.
  7. Le surdoué est capable d’enregistrer un grand nombre de données qu’il ressort s’il le juge utile et selon sa motivation affective.
  8. Un surdoué sera un excellent élève si ses professeurs l’acceptent dans sa différence avec son extrême sensibilité et s’ils lui montrent de l’affection.
  9. Mais le drame de l’enfant surdoué c’est que le système ne lui convient absolument pas. Le surdoué est un créatif, le système est mécanique.
  10. Le système peut rendre malade un enfant surdoué.
  11. Le surdoué a besoin d’évoluer dans la créativité où il peut diffuser son extrême sensibilité.
  12. Le surdoué est idéaliste, passionné et il ne vit que de ses envies.
  13. Le surdoué selon ses envies, ses désirs et ses passions peut changer de cap, il est anticonformiste ce qui déstabilise son entourage.
  14. Un surdoué se passionne pour un métier, une profession qu’il va exercer assidûment. Mais dès qu’il en a fait le tour… il démissionne… Sa passion est assouvie!
  15. Le surdoué ne connaît pas le temps et comprendre est plus important que de se nourrir.
  16. Il est aussi extrêmement timide et toute sa vie il tentera de dépasser cette timidité parfois avec de la provocation ou de l’arrogance.
  17. Le système social est un barrage à ses désirs.
  18. Le surdoué est un être entier, il n’est pas un homme de compromis.
  19. Un surdoué sans amour se meurt.
  20. Le surdoué est indépendant (matériel) sans autonomie (affectif ).
  21. Le surdoué est conscient de ses manques affectifs, il refuse le manque matériel!
  22. Le surdoué déteste l’argent qui est pour lui source de manque, de souffrance et de convoitise.
  23. Le surdoué a le don d’entreprendre, cela ne lui fait pas peur.
  24. A contrario le talon d’Achille du surdoué c’est qu’il a peur de tout!
  25. Le surdoué pressent le danger et quand celui-là arrive, il a déjà envisagé comment venir en aide à l’autre. Son acte est réfléchi!
  26. Le surdoué se ressource dans un milieu naturel. L’eau, le bois, la terre et le feu sont pour lui des éléments nécessaires à sa vie.
  27. La nature sécurise le surdoué
  28. Le surdoué finit toujours par atteindre l’objectif de ses désirs en évitant les contraintes sociales tout en préservant auprès de lui ceux qu’il aime. Le surdoué est un travailleur acharné si ces conditions sont rassemblées.
  29. Le surdoué peut apparaître comme un éternel insatisfait.
  30. Le surdoué a besoin de ceux qu’il aime pour exister.
  31. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé… » C’est bien ce que le surdoué va vivre au quotidien.
  32. Les coupures et les séparations sont un véritable déchirement pour le surdoué!
  33. Le surdoué se cache pour pleurer.
  34. Et il va travestir sa vision de l’autre qui durant un court instant, lui aura laissé croire que sa différence n’existe pas.
  35. Le surdoué est bon public.
  36. Naïveté, candeur et réalisme sont encore un des paradoxes du surdoué qui peut le laisser paraître stupide!
  37. Le surdoué est authentique!
  38. Le mensonge est pour un surdoué une immense trahison.
  39. Le surdoué ne sait pas dire les choses.
  40. Le surdoué est « un vrai gentil », il ne sait pas s’imposer dans ce « monde de fous ».
  41. Le surdoué agace, dérange, exaspère!
  42. Le surdoué perdu peut paraître manipulable ou sous influence.
  43. Toute idée mécanique, cartésienne, rationnelle est incompréhensible pour un surdoué. Il n’a pas ce mécanisme de la pensée.
  44. Il passe par une autre logique en faisant un immense détour dans sa réflexion, ce qui lui prend du temps. Ce décalage laisse croire qu’il est bête.
  45. Il est possessif en amitié.
  46. Tout cela va diriger nos surdoués vers une susceptibilité qui le ronge.
  47. Si les parents n’ont pas accepté l’enfant surdoué, adulte il ne l’est pas davantage!
  48. C’est ce décalage qui revient constamment.
  49. Le surdoué a une intelligence de vie et non une intelligence des livres.
  50. On ne raisonne pas l’émotionnel!
  51. Le surdoué est dans un chagrin nostalgique.
  52. La pensée du surdoué est en effervescence constante.
  53. Le surdoué a une écoute phonétique, c’est pourquoi il ne comprend que les phrases précises ce qui le laisse souvent apparaître comme bête.
  54. Le surdoué envisage des projets mais ne sait pas se projeter dans un futur lointain.
  55. Le surdoué est un hyperactif qui sait se détendre, se reposer, il ne s’épuise pas.
  56. Un surdoué peut ne pas comprendre un discours intellectuel élaboré.
  57. Le surdoué ne comprend que les mots qui ont un sens.
  58. Un surdoué accepte tout de celui qu’il aime souvent dans des limites peu acceptables.
  59. Les agoraphobes que j’ai rencontrés étaient des surdoués dans le refoulement.
  60. Je ne soigne plus les agoraphobes mais les surdoués qui s’ignorent.
  61. Et tout cela va se compliquer lorsqu’on parle du surdoué puisque précisément, le surdoué est un adulte dont le petit enfant à l’intérieur de lui-même ne peut pas grandir!
  62. Nous devons enseigner au surdoué à vivre avec sa partie infantile.
  63. Le surdoué est un adulte doté d’une intelligence de vie remarquable et émotionnellement il est un petit enfant !
  64. Et l’on doit lui enseigner et surtout lui donner les moyens de se vivre en tant que tel!
  65. Tantôt un petit enfant, tantôt un adulte indépendant et brillamment intelligent.
  66. Si les siens ne le reconnaissent pas, ne l’identifient pas… alors qui pourrait le faire?
  67. C’est dans cette simple phrase que tout se résume pour un surdoué.
  68. Échec scolaire, renvoyé des établissements, ne sachant pas s’expliquer puisque personne ne l’a écouté, il ne sait s’exprimer que par le chagrin et la colère, allant même jusqu’à casser des objets pour tenter de sortir de son enfermement psychologique.
  69. Parce qu’il n’y a qu’avec un surdoué que nous pouvons être nous-mêmes!
  70. Comprenez simplement que faire comme tout le monde… il ne sait pas!

102-Faux-self et surdouance

Depuis plusieurs semaines, j’ai un nouvel outil de travail, c’est le livre “L’adulte surdoué” de Monique de Kermadec. Le sous-titre “Apprendre à faire simple quand on est compliqué” apparaît comme tout un programme pour un cerveau en arborescence comme celui des hyperphrènes.

Cette fois-ci, je m’attaque à la question du faux-self et comment l’affronter ou à quoi sert-il?

Dans son livre, MDK écrit que la mise en place implique un déni de son identité, que le fait de ne pas être authentique est le terreau de tous les malentendus et conflits relationnels. En tant que psychologue clinicienne et de sa grande expérience, elle a vu passer de nombreuses personnes dans son cabinet et ses conclusions proviennent de ses expériences. Pour moi, mes expériences me montrent le contraire. C’est quand je suis authentique, quand je montre mon Moi, mon Self ouvertement, que les gens me rejettent, ne me comprennent pas, me montrent le visage de l’indifférence qui fait si mal.

MDK poursuit que le faux-self nous a protégés pendant notre enfance. Pendant la mienne (mon corps s’est incarné en 1958, mon esprit a bien 20 ans de moins), je n’ai pas été repérée comme surdouée, ni même hypersensible, on ne connaissait pas tous ces problèmes et l’étais-je vraiment à l’époque, je ne saurais le dire, bien que la plupart sont d’accord pour dire que tout surdoué adulte était surdoué enfant.

Je considère que mon faux-self, je l’ai construit à l’âge adulte, à force de rejets et d’incompréhensions, mais il est vrai que compenser le décalage avec ma réalité propre me coûte de plus en plus en compromis, je dirais même en frustration et il est clair que cela induit un stress nerveux, je n’ai pas de repos intérieur, qui peut dégénérer en agressivité ou en dépression.

On ne peut plus porter le masque plus longtemps explique MDK. “Heureux ceux qui connaissent ces crises douloureuses, mais fructueuses. Ils pourront enfin renouer avec eux-mêmes, accomplir leur destin, goûter à la joie authentique de l’existence.” Elle me pardonnera sûrement, parce que ce n’est pas contre elle, mais je ressens cela presque comme une raillerie et encore je trouve le mot français tellement plus faible que le mot allemand de “Hohn” que j’ai en tête. Cela fait depuis 2003 que j’essaie de vivre mon destin, mais il est social et dans ce pays d’égoïstes, personne ne veut financer mon destin social. C’est de la plus grande absurdité et de la plus grande méchanceté, car j’aurais pu sauver des vies si on m’avait écouté.

Avec un tel bagage à transporter tous les jours, pensez-vous que l’on puisse vivre sa vie à courir après l’argent et à laisser tout le monde de côté? Au lieu de m’aider, vous avez fait de moi la femme la plus méprisée de France. Et on voudrait que je me sorte seule de cet enfer dans lequel vous m’avez plongée. C’est comme jeter un bébé dans un puits et attendre qu’il remonte tout seul!!!

101-Surdoués à la pointe du savoir

Certes, ce n’est pas le cas pour tous et il y a aussi des normaux-pensants qui savent bien plus que les autres.

Je n’ai pas envie de rentrer dans le détail, chacun peut s’informer, participer ou non, mais il doit assumer ses choix, car un surdoué est un être responsable. Toutefois, il est nécessaire de parler correctement anglais, ce qui n’est pas souvent le cas chez les français et c’est bien dommage, car ils risquent de passer à côté de plein de choses intéressantes.

http://Sonia87.wgc-preelaunch.com

Ceci est donc un tout petit article pour les surdoués qui aiment les nouveautés, qui s’intéressent à l’apprentissage de nouvelles choses dont les crypto-monnaies.

La date du 31 décembre 2016, 12h00, était la date butoir pour s’inscrire en tant que membre fondateur d’un réseau qui à ce jour avait atteint 53.239 enregistrements, dont 27.762 ont fait le pas de payer le paquet minimum pour devenir membre fondateur qui était de 100$. Le capital accumulé est de 45,9 millions de dollars, ce qui revient à une moyenne de 1.653 euros par membre fondateur d’un monde meilleur en économie où l’on pourra faire des virements vers n’importe où sans aucun intermédiaire banquier.

Les spécialistes de la programmation ont travaillé dur pour mettre en place les différents sites et options qui ont préfiguré ce qui est devenu Infinity Economics avec même un forum. Avant le changement de site, on pouvait faire des tests avec des tokens, le nom donné aux crypto-monnaies. Mon investissement de 100$ dans le paquet de lancement s’est transformé en 277,68 tokens ou coins. Après la conférence de lancement de Infinity Economics au Steigenberger Hotel de Frankfurt/Main que l’on peut encore écouter en plusieurs parties sur Facebook, en anglais, ils nous ont annoncé une augmentation de capital en multipliant nos tokens par 9, ce qui fait pour moi 2499,12 coins. Je suis curieuse de voir ce que cela fait en euros.

100-Solitude

De nos jours, on passe énormément de temps à se protéger des conneries que vous racontent les autres, à éviter les stupidités que vous montre la télé, à s’éloigner de tous les menteurs qui ne veulent que s’enrichir sur le dos des plus faibles qu’eux et surtout ne rien faire de bien dans la société pour la rendre meilleure.

Alors on n’a qu’une seule envie, se couper de tout, se couper du monde. Et pour faire cela, les solutions sont nombreuses. On peut tout simplement changer d’air pendant quelques jours avec le couchsurfing qui existe depuis pas mal de temps maintenant et depuis un certain nombres d’années, nous pouvons également nous inscrire sur des sites de wwoofing, tiré de wwoof qui voulait dire autrefois “working week-ends on organic farms” et qui est devenu aujourd’hui world wide opportunities on organic farms et qui consiste à travailler dans des fermes bio.

La plupart de ces gens sont comme moi, en avance sur la société, mais comme leur système de valeurs profondes ne dépasse peut-être pas le Vert sur la Spirale Dynamique, l’égo est encore très présent, et je suis donc très curieuse de voir qui viendra au secours d’une désespérée comme moi. Allô, y a-t-il encore des êtres humains sur terre?

99-Les autres surdoués et moi

Je suis écœurée par les autres surdoués parce qu’ils ne sont pas gentils, ils ne font rien pour moi. J’avais écrit à Cécile Bost, j’ai acheté 9 de ses livres, plus que mon cadeau de Noël de RSA, à part un merci, on ne peut rien obtenir d’elle. Abel Abelson est trop hautain pour me répondre. Pèire Frinc parle de coopérer dans son livre, de créer un mouvement d’hyperphrènes, mais lui aussi n’est pas dans la coopération. Jeanne Siaud-Facchin est trop préoccupée par ses propres affaires pour s’intéresser à une désespérée comme moi.

Ma camarade de maternelle s’est suicidée l’année dernière, je la suspecte d’avoir été une surdouée comme moi que personne n’écoute, avec qui personne ne parle, elle avait même une famille, un mari, deux enfants. Cette société est d’une indicible cruauté.

C’est moi que vous êtes en train de tuer avec votre mépris et votre indifférence.

98-Les relations entre mésophrènes et hyperphrènes

Au risque de me répéter, un mésophrène doit faire des efforts face à un hyperphrène en situation de crise. Je ne parle pas des hyperphrènes qui vont bien, qui ont une vie normale, ceux-ci peuvent faire des efforts pour se faire comprendre aussi. Ce blog est peut-être en passe de devenir un centre de ralliement pour les hyperphrènes qui vont mal et qui, par moments, essayent aussi de se faire comprendre, notamment au travers de ce blog.

Lorsque j’ai reçu le premier message du commentateur de l’article 96, je ne me posais pas de questions par rapport à son état de mésophrène ou hyperphrène, j’aurais peut-être même été tentée de suspecter qu’il est hyperphrène, vu qu’il laisse un message sur un blog portant le nom de Zapare Hypersensible. Pour être claire, je ne dis pas là que les commentaires sur ce blog sont exclusivement réservés aux hyperphrènes, toute personne qui a quelque chose d’intelligent à écrire pour nous permettre d’avancer est la bienvenue. Mais attention! Il faut faire des efforts, il ne faut pas partir de ce que l’on connaît, il ne faut pas plaquer sur nous les modèles qui fonctionnent avec les autres de son entourage propre.

Au second message, comme il écrivait que les échanges capotaient déjà, je le suspectais d’être mésophrène. Mais ce n’est qu’au troisième que j’en reçus la confirmation. Mais le problème n’est pas là. Je suis entourée de mésophrènes, dans ma résidence, dans la rue, au marché, partout. Certes, ce ne sont pas les endroits où l’on discute des problèmes des hyperphrènes, mais où alors? Eh bien justement sur des blogs ou sites comme celui-ci, en petit comité avec des mésophrènes à l’esprit ouvert en face à face ou par écrit dans des lettres.

Comme Matern trouvait que notre dialogue capotait, de mon côté, je me disais que ce contact n’allait pas durer longtemps, ce qu’il me confirma dans son dernier message. Mais alors, je me demande, que vient chercher ici un mésophrène qui ne veut pas faire d’effort, Spiralequi ne veut pas apprendre, qui a peut-être l’esprit bloqué? Ceci n’est pas pour blesser le commentateur, juste pour essayer de comprendre. Il n’a visiblement pas de problème de confiance en soi, son français est très bon (j’ai horreur de la vulgarité et du mauvais français, c’est un trait de ma zaparité), notre dialogue pourrait se poursuivre, mais il dit ne pas comprendre. Mon français ne peut pas être le problème, mes idées peut-être ? Les références à la Spirale Dynamique ? Depuis 15 ans, ce concept fait partie intégrante de ma vie comme savoir monter à vélo. Donc j’y ferai toujours référence. Si on ne veut pas l’étudier en détail, on peut lire quelques articles de base pour comprendre l’idée qui se cache derrière ce nom. Je propose le premier qui parle des sociétés et des couleurs.

01-Petite présentation de la Spirale Dynamique

Ou plutôt celui-ci qui se rapporte plus à l’individu, de son état de bébé à l’âge adulte.

41-Notre vie sur la Spirale

Et si ce n’est pas cela, alors que souhaiterait-il? Que j’accepte ses propositions comme la solution tant attendue?

La seule explication que je trouve pour ses commentaires, c’est que Matern est malencontreusement tombé dans le piège de tous les mésophrènes. Un mésophrène vit dans la « matrix », dans le système, puisque c’est lui qui l’a créé, puisqu’il est dans la majorité. Il peut adopter toutes les valeurs, toutes les visions qui vont de BEIGE à VERT sur la Spirale Dynamique et c’est là que réside le problème. Il y a comme un mur, un grand saut à faire pour passer de VERT à JAUNE, comme un bouton à pousser pour voir s’ouvrir une nouvelle étendue immense de compréhension et de dialogue.

Si tous les futurs habitants de la maison de vos rêves sont comme vous, il faudrait aussi payer des domestiques qui supportent les travaux ennuyeux que vous tous ne supporterez pas, même en écoutant la radio, ou des mp3, en dansant ou en faisant des compétitions de ceux qui rangent le plus vite. Ne cherchez pas de maison en Afrique car après les premières semaines super, l’avalanche de contraintes et autres déboires vous déprimerait!

J’ai déjà expliqué que personne n’est comme moi et je ne suis comme personne, mais il a toujours été dans l’idée que les tâches que d’autres aiment ou savent mieux faire que nous-mêmes le feront pour nous, comme nous ferons pour eux des choses qu’eux ne savent pas faire. On n’aurait même pas besoin de passer par le truchement du système avec de l’argent. Pour ce qui est de l’Afrique, elle a des valeurs POURPRE, ROUGE, BLEU et un peu ORANGE. Là où j’étais, les valeurs POURPRE dominaient et me convenaient bien. J’ai un tout autre style de vie en Afrique qu’ici, ce n’est pas comparable et pour les contraintes, j’ai toujours accepté celles que j’ai choisi d’accepter et j’ai énormément de mal avec celles qu’on m’impose, c’est ainsi dans ma zaparité, donc je fais tout pour éviter des contraintes imposées par d’autres et de voir celles que je peux accepter pour avoir une vie normale et ne plus être dans la survie pure et simple. Alors, non, l’Afrique ne me déprime pas, bien au contraire.

À mon mésophrène avis, il vous faut trouver un psy parmi les plus honnêtes et lucides sur leurs limites et celles de leur profession, des psys qui ont encore envie de servir à quelque-chose pour de bon et qui vous débloqueront un peu d’argent pour que vous puissiez déstresser un minimum.

Je ne sais pas quelles expériences a faites Matern pour qu’il pense qu’un psy puisse débloquer des fonds, peut-être en se faisant déclarer handicapé mental ou quelque chose de ce genre et recevoir une allocation de handicapé. Cela peut aider certains, mais n’est pas une solution pour moi. Mais c’est la deuxième fois qu’il me parle de psy, et c’est la réponse classique du système : contre le mal-être, on n’aide pas à changer de vie ou changer de société, mais on répond avec des pilules et des psys. J’aurais tendance à penser que les psys font des études de psy d’abord pour s’aider eux-mêmes, et comme on ne peut pas vraiment rentrer dans la tête de quelqu’un, ils font régulièrement des bourdes, notamment là où c’est particulièrement dangereux, à savoir dans le registre criminel. Alors non, Matern, un psy, je n’en ai pas besoin, il ne me comprendrait pas, même s’il y met la meilleure des volontés. Il faudrait qu’il soit formé à la surdouance, avec une longue expérience et ensuite nous n’aurions pas de dialogue « médecin-patient », mais d’égal à égal. Tout le reste ne fonctionne pas. D’ailleurs, nous sommes tous des êtres psychologiques et à ce titre, je suis mon propre psy et ça marche très bien entre Moi et Moi, c’est entre Moi et les Autres que ça cloche souvent. Alors le psy n’est pas non plus une solution envisageable.

C’est mon dernier mot car sinon je suis clairement dépassé par ce que je lis et laisse ceux qui vous comprennent prendre le relais.

Je regrette de vous voir partir, Matern, car avec vos messages, vous avez fait du bon travail, vous m’avez permis de clarifier certains points, ce qui est extrêmement important pour nous, les hyperphrènes, mais aussi pour les mésophrènes. Alors je vous remercie de tout cœur pour votre participation, et si l’envie vous reprenait, n’hésitez pas. Je serais toujours encore intéressée de savoir ce qui vous dépasse.

97-Surdouance, blanc et noir

Ce que les gens pensent, ce qu’ils comprennent est en lien direct avec le passé éducatif qu’ils ont eu, le présent qu’ils vivent et même l’avenir qu’ils imaginent qui est basé sur le passé et le présent. En outre, il y a certaines conditions-cadre qui font que certaines personnes se comprennent et d’autres pas. Si des personnes ne se comprennent pas, mais sont intéressées mutuellement ou ensemble par un certain sujet, elles vont faire des efforts sinon le dialogue s’arrête tout de suite et chacun se tourne vers autre chose qui réponde à ses besoins. Car s’intéresser à quelque chose répond à un besoin personnel à satisfaire.

Elève studieuxPersonnellement, j’ai un incommensurable besoin de savoir, d’apprendre, d’étudier, d’analyser, que ce soient des idées, des situations ou des relations sociales. C’est une caractéristique de ma surdouance que d’autres n’ont pas ou du moins pas dans mes extrêmes. Un jour, j’ai lu une phrase qu’aurait prononcée Éléonore Roosevelt, une ancienne première dame des États-Unis, que je recopie avec mes mots: « Les esprits simples parlent des gens, les esprits moyens parlent de choses et les grands esprits parlent d’idées. » Ce n’est pas à moi de juger si je suis un grand esprit, mais le fait est que parler des gens, ce que tellement de gens adorent faire, ne m’intéresse pas le moins du monde. Parler d’idées me manque terriblement, et parler de choses est ce qui me reste quand j’ai le loisir de parler à quelqu’un. J’ai donc déjà là un gros problème pour me faire comprendre, ce qui fait que les contacts étroits sont très limités, mais très profonds. Certains mettant l’accent sur la quantité, d’autres sur la qualité. Donc, mes articles ne sont pas des bribes de phrases truffées de fautes d’orthographe ou de raccourcis incompréhensibles comme sur Twitter, mais des paragraphes réfléchis et souvent relativement longs. Mais moi aussi, j’ai mes limites. Lorsque je reprends un article de plusieurs pages comme celui sur l’OPPT (le nouveau paradigme) pour le faire connaître aux personnes qui passent sur mon blog, je le découpe en plusieurs parties pour le rendre plus digeste.

Alors, oui, je suis difficile à comprendre, mais je remercie ceux qui font l’effort d’essayer de me comprendre et il y a des gens qui me comprennent, alors pourquoi pas le lecteur?

Pour ce qui est de la remise en question, c’est un trait naturel chez moi, car il y a tellement de mensonges et de gens menteurs dans le monde que je suis bien avisée d’être méfiante et de ne pas gober tout ce qu’on me raconte, surtout dans le domaine médical. D’ailleurs, si je n’avais pas fait confiance dans un autre domaine à des gens qui étaient des loups et qui se montraient sous la cape du Chaperon Rouge, je ne serais pas dans la situation dans laquelle je suis.

Pour le système social, c’est comme avec l’identité nationale, il n’y en a pas qu’un, il y en a au moins sept, voire plus même. Pour comprendre cette phrase, il faut avoir lu, sinon le blog du Cercle Jaune Plus, au moins l’article sur l’identité nationale.

Si j’exprime ce que je pense, si je dis « la » vérité, ce ne peut être que MA vérité, MA réalité, qui peuvent toutes deux être totalement différentes de celles de quelqu’un d’autre, car basées sur MON passé et MON présent. J’adore donc découvrir les « inconnues sans nombre pour toutes sortes de situation », car elles me permettent d’élargir mon esprit.

Maison de caractèrePour mon déménagement, je l’ai prévu depuis plus de deux ans, j’ai visité des maisons pour en faire une Maison pour Surdoués en Errance où je compte vivre, mais comme on se moque totalement de mon/notre bien-être, je n’ai jamais eu les fonds nécessaires. Ce ne sont pas de fausses photos, mais chacun est libre de croire ce qu’il veut. Dans le fameux groupe Google, j’avais lu, qu’il ne fallait jamais faire de suppositions, car elles peuvent être très erronées. Depuis, je me teste parfois pour voir s’y j’arrive à tenir sur la durée, mais je sais bien que c’est trop difficile, voire impossible, car nous avons été élevés ainsi et parfois les suppositions peuvent aussi être utiles. De toute manière, si quelqu’un veut faire quelque chose pour quelqu’un dans la souffrance, il a de nombreuses possibilités pour s’assurer que ses dons vont entre de bonnes mains.

Article 1-Déclaration des droits de l'hommeLe message sur lequel est basé le présent article se termine ainsi : « Si je comprends bien, une personne qui vous ressemble ne trouverait pas de difficulté là où moi j’en trouve? » Je dirais qu’il faudrait que j’aie une sœur jumelle pour avoir une chance que cette personne me ressemble et me comprenne sans difficulté. Pour toutes les autres, aucune ne me ressemble et je ne ressemble à aucune, donc nous faisons toutes et tous des efforts plus ou moins grands pour se comprendre ou se faire comprendre, avec malgré tout de nombreux malentendus. Néanmoins, dans le livre de Cécile Bost « Différence et souffrance de l’adulte surdoué », il est question d’une certaine Aglaïa qui explique combien les relations avec autrui sont faciles pour elles en Afrique, ce qui l’avait agréablement surpris, alors qu’en France c’est tout le contraire. J’ai fait exactement la même expérience lors de mes séjours en Afrique, alors que j’ai tant de mal en France, d’ailleurs ceux qui se disent surdoués eux-mêmes m’excluent de leurs contacts sociaux, j’ai donc du mal à les prendre au sérieux quand ils parlent de coopération, d’entraide et qu’ils font tout le contraire.